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LE CHATEAU DE PIERREFITTE
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HISTOIRE

UN PEU D'HISTOIRE

  

    Sarroux s'enorgueillit d'avoir une très vieille histoire. Son peuplement est attesté dès le néolithique : sur la route du Deveix se dressent encore deux pierres liées à un culte du soleil : elles honoraient l'astre qui apportait de belles récoltes. L'étymologie même de Pierrefitte ("pierre plantée") confirmerait une occupation ancienne.

 

   La Pierre de la route de Monestier

  

   Les Romains avaient tout intérêt à contrôler notre terre située aux confins de deux territoires gaulois, celui des Lémovices et celui des Arvernes ("Extremis finibus Lemovicensium et Arvernorum"), que séparait la capricieuse Dordogne. Vainqueurs des peuplades gauloises, les Romains apportèrent la paix indispensable à de fructueuses relations commerciales et une voie romaine passait par les Trois Pierres. Il se murmure encore que le bourg initial de Sarroux s'organisait en ce lieu. Les Gaulois ne tardèrent pas à adopter les coutumes des envahisseurs comme le montre le sanctuaire gallo-romain de Margerides, témoin de ce temps. 

 

 

Ruines gallo-romaines de Margerides 

  

    L'Eglise s'installa rapidement près du lieu de passage qu'était le gué de Bort en y construisant une chapelle mentionnée par la Chartre dite de Clovis (507). La population locale industrieuse (un atelier monétaire existait à Sarroux au VII° siècle) est donc précocement évangélisée. L'église de Sarroux, bel édifice d'inspiration romane de 22 m de long et de 6,50 m de large, se dresse dès le XIII° siècle. Placée sous le patronage de Saint Barthélemy et récemment restaurée (2004), elle renferme quelques richesses, en particulier des fresques anciennes au dessus du choeur. Une chapelle édifiée au Longeard aurait disparu dans la tourmente révolutionnaire.  

 

  L' église de Sarroux

   De grands pans de l'Histoire des Sarrousiennes et des Sarrousiens sont inconnus car ce peuple de paysans et d'artisans, dur au travail et à la peine, parlait peu et n'écrivait pas. Sans doute, la terrible Peste Noire (1348-1349) a-t-elle décimé la région. Ce qui est sûr, c'est que la Guerre de Cent Ans (1328-1453) n'a pas épargné la contrée. Des pièces de monnaie retrouvées témoignent du passage des hordes du Prince noir. Les mercenaires engagés dans les deux camps ont violé, pillé, saccagé la campagne.

 

   Le chêne de l'anglais

 

  

   De cette époque agitée et difficile, subsiste un magnifique et imposant chêne en bordure de la route menant à la Fourcherie.

   Pour se défendre, les populations s'en remettaient aux potentats locaux. Installée dès 1370 à Pierrefitte, la famille des chevaliers de Bort fit construire au milieu du XV° siècle le château qui garde une allure médiévale avec ses tours et son aspect massif. Son jumeau, le château de Val, plus ouvert, annonce déjà la Renaissance.

 

                            Le Château Pierrefitte  

 

   

   La Révolution Française ne passa pas inaperçue ; elle provoqua quelques affrontements. On en retiendra une anecdote pacifique : le puy de Bort   (860 m), de la cime duquel la vue embrasse une partie de cinq départements (Corrèze, Cantal, Creuse, Haute-Vienne et Puy de Dôme), fut un point trigonométrique sur le parcours de la méridienne. La mesure de cette dernière permit la définition rigoureuse du mètre comme unité de longueur (le mètre est la dix-millionième partie de la distance pôle nord - équateur). Un poste télégraphique s'y installa au XIX° siècle.

 

Vue vers le Plateau de Millevaches depuis le Site de la Pyramide

 

 

 

   Vue vers la retenue depuis le Site de la Pyramide

 

  

   Le XIX° siècle apporta l'instruction aux jeunes du pays. L'école du Bourg occupa neuf lieux différents entre 1835, date d'ouverture d'une école mixte, et 1903, date à laquelle les deux classes comptaient 150 élèves dont une cinquantaine de Saint Julien Près Bort ! Créée en 1840, l'école libre d'Andregeat, rapidement devenue publique, déménagea au Deveix en 1854 et s'installa dans de beaux bâtiments inaugurés en 1904 qui abritèrent 105 élèves dès l'année suivante.

  

Ecole du Deveix  

  

    En 1826, le Bourg s'agrémenta du presbytère, une habitation de caractère qui, au début des années 1970, devint le siège de la mairie. Cette construction s'éleva à l'emplacement du cimetière primitif qui fut déplacé au XIII° ou XIV° siècle pour venir entourer l'église. Les familles anciennes possédaient des tombeaux situés à la droite du chemin montant à l'édifice religieux alors que les nouveaux venus s'installaient sur la partie gauche de moindre prestige ! Exigu et mal tenu aux dires des contemporains, le cimetière fut à nouveau déplacé au début du XX° siècle pour occuper son lieu actuel. Sa visite réserve quelque surprise ...

   Sarroux paya un très lourd tribut à la Première Guerre mondiale. Au total, 47 enfants de la commune tombèrent au champ d'honneur. Seulement 37 noms figurent sur le monument aux morts érigé en 1928 et, initialement, implanté au centre du nouveau cimetière. La Seconde Guerre mondiale n'épargna pas, non plus, la région. Le maquis trouva naturellement des refuges sur nos terres accidentées. Ainsi, dans la nuit du 28 au 29 juin 1944, une colonne allemande incendia une étable du château de Pierrefitte heureusement abandonnée quelques heures plus tôt par l'Armée Secrète de Haute-Corrèze.

 

Le Monument aux Morts

  

   Après la Seconde Guerre mondiale, un fait bouleversa la vie du plateau bortois et de l'Artense : la construction du barrage de Bort les Orgues qui s'acheva en 1952. L'ouvrage magnifique (124 m de haut, 390 m de développement en crête, 80 m d'épaisseur à la base) donna naissance à une retenue d'eau de 477 millions de m3, soit 1 400 ha de superficie pour 21 km de longueur ! Sarroux fut ainsi amputée de 200 ha de plaine, la partie la plus fertile de son territoire. De nombreuses maisons et propriétés, le petit château de Valette et de grands axes de communication (voie ferrée Aurillac - Paris et route Bort - Port-Dieu) disparurent à tout jamais sous les eaux. Mais Sarroux a gagné un complexe touristique de qualité, les Aubazines, dont l'aménagement conduit sous l'égide de la commune de Bort les orgues et avec le concours du Conseil Général de la Corrèze a été inauguré le 5 juillet 2009.                                        

                                                       

                                                                                      Le Barrage de Bort les Orgues

                                           

 

La retenue d'eau  

 

   En 1973, le barrage a été vidé et la population, non sans nostalgie sans doute, a pu retrouver la vallée de la Dordogne mais aussi les repères des emplacements des maisons et autres granges.

C'est donc une commune fière de son passé et résolument tournée vers un avenir touristique qui attend votre visite. 

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